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Ma traversée du désert avec le Befree Live

Mon aventure avec le Befree Live a mal commencé ! Parti en reportage une dizaine de jour dans le désert marocain pour couvrir l’entrainement de l’équipage 420 du Rallye Aicha des Gazelles, j’avais emporté deux Befree(s) dans mes valises : mon trépied Befree photo classique et le Befree Live pour la vidéo. La compagnie aérienne ayant malencontreusement perdu les bagages de toute l’équipe, il nous a fallu trois jours pour les récupérer. Trois jours sans vêtements de rechange passe encore. Mais trois jours sans brosse à dents et sans trépied… C’est une éternité !

Pendant ces trois longues journées sans Befree, il m’a fallu trouver une solution de repli pour commencer à filmer les interviews de Delphine Bichoffe, la pilote, et de Christine Hunka, la navigatrice de l’équipe.

Pas moyen de trouver quoi que ce soit qui ressemble à un trépied digne de ce nom et encore moins à un Befree. J’ai donc enregistré mes interviews pendant trois jours en utilisant un manche à balai acheté dans un souk en guise de monopode. L’efficacité d’un manche à balai est toute relative mais le ridicule est garanti. Les trépieds étant destinés à voyager en soute, je me suis promis de ne plus jamais partir sans un petit Pixie Evo dans mon sac photo en bagage à main. Et une brosse à dent aussi.

Imaginez ma joie lorsqu’au bout de trois jours les bagages ont miraculeusement été retrouvés et livrés par un taxi dans un village aux portes du désert. A moi les plans fixes stables, les panoramiques tout en douceur… Et les interviews sans manche à balai que l’on imagine forcément plus détendues.

Befree ou Befree live ?

Les deux Befree enfin chargés dans le 4×4, je n’avais plus que l’embarras du choix quant à l’utilisation de l’un ou de l’autre. Si une rotule ball peut faire l’affaire pour un plan fixe, il n’en va pas de même dès lors qu’il s’agit de suivre un sujet en mouvement ou de réaliser un plan panoramique.

Avant ce reportage, j’avais déjà eu l’occasion de faire un premier test du trépied Befree Live.  Etant un inconditionnel de son homologue, le Befree Photo, j’avoue que j’avais un a priori très positif sur le Befree Live.

Sur le terrain, le premier point en faveur du Befree Live concerne la base de la rotule sur la colonne. Celle-ci permet de mettre à niveau l’ensemble de la rotule. Une fois l’ensemble boitier rotule mis à niveau, il est possible de suivre convenablement un sujet ou de réaliser un plan panoramique sans que l’image ne parte vers le haut ou vers le bas.

La plupart des trépieds permettent ainsi de « buller » mais le système de mise à niveau fait souvent partie du trépied. Il n’y a pas de colonne. Du coup, si l’on souhaite rehausser son cadrage de quelques centimètres, il faut remonter chaque pied et re-buller. La colonne du Befree Live permet d’éviter de manipuler chaque jambe du trépied pour remonter l’ensemble d’un seul mouvement. Pratique.

La colonne est un élément essentiel du Befree et du Befree live. Grâce au pliage inversé des jambes sur la colonne, il est facile de ranger son trépied et de le glisser dans votre sac.

Lors du rangement, on gagne en effet l’encombrement de la rotule. De ce côté, Befree et Befree Live fonctionnent sur le même modèle. Une fois repliés, ils font d’ailleurs tous deux la même taille et, bien que la rotule du Befree Live semble à peine plus volumineuse que la rotule ball du Befree. Le Befree Live ne mesure que 40 centimètres une fois replié et l’ensemble se range parfaitement dans le sac à dos Travel Backpack conçu pour le Befree.

Une Rotule fluide encore plus fluide

Avec le recul, je regrette un peu d’avoir emmené deux trépieds. J’aurais pu me contenter d’emporter uniquement le Befree Live et la rotule ball du Befree classique. En resserrant le mouvement droite-gauche il est possible de dévisser la rotule fluide et de monter une rotule ball sur le Befree Live. L’inverse est moins évident. Il est bien sûr possible de monter une rotule vidéo fluide sur un Befree photo mais l’avantage de la mise à niveau sur la bulle est perdu.

La fluidité de la Rotule Fluide Befree Live de droite à gauche et d’avant en arrière permet des mouvements de caméra en douceur. Sur chacun de ces deux axes, une vis permet de doser la dureté du serrage et ainsi d’ajuster la friction.

J’imagine que les cadreurs expérimentés ont le coup de main pour faire un beau mouvement panoramique sans à-coups mais ce n’est pas donné à tout le monde. Lorsque le panoramique est réalisé avec une longue focale, la moindre variation dans la vitesse du mouvement est immédiatement visible à l’écran.

Pour obtenir un plan sans à-coups sur les mouvements panoramiques, je fixe un petit élastique sur la Pan Bar, la poignée de guidage de la rotule. Au lieu de réaliser le mouvement droite-gauche en actionnant directement la Pan Bar, je fais en sorte d’avoir une friction très légère sur l’axe et je déplace la Pan Bar en tirant sur l’élastique. Avec cette astuce, même si le mouvement a des à-coups, ceux-ci seront absorbés ou pour le moins atténués par la souplesse de l’élastique.

Une rotule fluide bien chargée

La Rotule Fluide Befree Live est donnée pour une charge maxi de 4 kilos. Je l’ai surtout utilisée avec un zoom Canon 70-200 f/2,8 IS et un Boitier Canon 5D Mark IV. L’ensemble a parfaitement fonctionné. Mais là encore, je n’ai pas pu m’empêcher d’ajouter une petite touche personnelle à l’ensemble.

Sur la plupart des produits Manfrotto, il est possible de customiser le matériel pour l’adapter à ses besoins. Pour ceux qui comme moi utilisent des appareils photo reflex pour la vidéo, il est possible de rajouter un plateau rapide photo (300PL) sur le plateau vidéo pour ne plus utiliser que les plateaux rapides photo. L’ensemble est un brin plus volumineux mais a l’avantage de permettre l’utilisation de la rotule fluide Befree Live avec l’ensemble de mon matériel photo. Et ce sans avoir à alterner entre les plateaux rapides photo et vidéo.

Jérôme PalléAutres articles de l'auteur

Photographe professionnel et formateur en photographie, Jérôme Pallé est installé à Clermont-Ferrand dans le centre de la France. Il a d’abord exercé le métier de journaliste et reporter photographe pour desjournaux et des magazines avant de se consacrer à la photographie. Il réalise des reportage et des photos de studio pour les particuliers et pour les entreprises partout en France et en Europe.

Jérôme Pallé est l’auteur du Mémento photo, livre consacré à l’apprentissage de la photo et forme de nombreux photographes en développant une approche pédagogique très axée sur les méthodes de prise de vues.